J'aime (plus) le rap.

by - lundi, mai 14, 2012

Oui je vieillis, et je suis las d'écouter des mecs se plaindre que c'est la misère, c'est comme si je repassais en boucle un vieux morceau. Et j'ai envie de leur dire "mais depuis que je suis née c'est la zer-mi!". Ou encore découvrir de "talentueuses" filles qui parlent de vendre leurs fesses... passionnant.
Bref. J'ai été une très grande fan du rap américain, plus pour les jeux de mots de Ludacris ou pour les textes engagés d'Eminem, rarement pour les muscles de 50 Cent, et ça m'a permis d'améliorer mon anglais. Le jour où tu comprends Mos Def quand il parle, c'est bon, tu peux déménager outre-Atlantique. Mais là n'est pas le sujet. A contrario de ce que j'avance depuis tout à l'heure, le rap français m'a rarement "parlé". Le seul album que je dois avoir en ma possession est "L'Ecole du Micro d'Argent", ne me jugez pas, j'ai rarement apprécié ces mélodies redondantes et ces textes pleurnichards.


Et puis j'ai grandi. J'ai appris à apprécier Oxmo, à décortiquer le bon du mauvais, j'ai découvert Orelsan, redécouvert la FF. Et puis entre temps j'ai rencontré le tueur à gage du rap français, et là: grosse claque... Paroles et flow de malade, let me introduce you: Degom!


Une kalachnikov à la place de la bouche, de l'auto-dérision, du sexisme, de l'égo... un grand bordel qui te met une claque et surtout qui ne te donne pas envie de sauter du 17e étage de ton bloc dans ta cité. On reste loin des clichés, ou alors il y en a mais c'est fait exprès. Une osmose quoi.

Cet article donc... pour le faire découvrir à ceux qui ne le connaissent pas, et aussi pour le remercier de ce qu'il fait (et fera). Grâce à des gens comme ça on peut dire que le "Sud le fait mieux". Et merci à DJ Djel, le plus grand des DJ, des humains et des frères, qui m'a appris à écouter au lieu d'entendre.

HIP HOP AIN'T DEAD. BUT PEOPLE'S EARS ARE.

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